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LE BOIS ET L’ENERGIE
C’est sans doute la forme d’énergie la plus ancienne domestiquée par l’homme, puisque l’utilisation du feu date de la préhistoire.
Les avantages du bois :
La valorisation énergétique du bois dans des chaudières modernes est une alternative qui compte de nombreux avantages tel que l' entretien de la forêt et des paysages, la réduction de l’effet de serre, maintien ou création d’emplois, récupération de déchets et dynamisation de l’économie locale.
Les techniques actuelles :
Les matériels disponibles aujourd’hui sur le marché des chaudières automatiques au bois sont entrain de révolutionner le secteur.
Ils amènent des rendements très élevés, presque identiques au fuel et au gaz qui sont les résultats d’une parfaite maîtrise de la combustion.
Leur automatisation complète ainsi que leur grande capacité d’autonomie permettent un confort maximum.
Le chauffage au bois :
La majorité du bois énergie est consommée sous forme de bûches.
Cependant le chauffage au bois déchiqueté est en pleine expansion depuis une vingtaine d’années du fait qu'il n'ait pas les inconvénients souvent reprochés au chauffage bois bûches : manutention importante, irrégularité de la production de chaleur et autonomie trop courte.
Les chaudières automatiques à bois déchiqueté utilisent une matière première qu’il faut bien connaître avant d’investir dans ces systèmes de chauffage.
Plaquette de bois :
Ces plaquettes sont des petits morceaux de bois aplatis dont la longueur n’excède pas 100 mm pour les plus grossières. La dimension la plus courante se situe entre 20 et 50 mm.
Le produit ne doit pas contenir d’impuretés comme les cailloux ou du métal. Les bois traités ou exotiques sont à exclure.
Les deux caractéristiques des plaquettes les plus importantes pour l’alimentation d’une chaufferie sont :
- la granulométrie : taille et régularité des morceaux de bois conditionnent le bon fonctionnement des systèmes de convoyage du produit dans la chaudière ;
- le taux d’humidité : plus le bois est sec, meilleur est le rendement énergétique de la combustion. Certains systèmes ne fonctionnent pas ou très mal avec des plaquettes trop humides.
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Le pouvoir calorifique des plaquettes :
Il est égal à la quantité d’énergie obtenue par la combustion d’une unité de poids du bois : elle peut être mesurée en kWh/tonne.
Celle-ci varie peu en fonction de l’essence, mais varie énormément en fonction de l’humidité du produit :
Les différentes essences ont des pouvoirs calorifiques très voisins par unité de poids mais peuvent avoir des densités différentes.
Nous pouvons prendre comme exemple le peuplier qui, étant plus léger que le châtaignier, il faudra trois mètres cube de plaquettes pour fournir la même énergie que celle fournie par deux mètres cube de châtaignier.
Les chaudières à plaquettes forestières :
Les producteurs de plaquettes stockent le combustible dans un hangar abrité de la pluie et ventilé sur au moins un côté, en effet la ventilation naturelle est indispensable si le bois est broyé frais.
De plus, elle permet d’évacuer l’humidité et la chaleur dégagées par le début de fermentation du bois.
Comment brule-t-on du bois ?
Brûler du bois paraît tout simple, mais c’est en fait un processus en trois étapes successives :
- Tout d'abord, le bois chauffé se dégage d’abord de son humidité (même bien sec, il en contient encore 20 %). Cette étape consomme de la chaleur : ce qui explique pourquoi on a besoin de petit bois ou d’un allume-feu pour bien démarrer un feu de bûches ;
- Quand la température atteint 200 °C, le bois commence à se décomposer sous l’effet de la chaleur (pyrolyse) et dégage des gaz combustibles. Ce sont ces gaz qui, en brûlant, donnent les flammes d’un feu ;
- A la fin de la pyrolyse, le bois s’est transformé en carbone presque pur : le charbon de bois. On obtient les braises, qui se consument lentement sans flammes, en émettant de la lumière rouge et infrarouge.
Le pouvoir calorifique du bois parfaitement sec est inférieur à celui des énergies fossiles : en effet un kilo de bois fournit 55 % de l’énergie d’un kilo de charbon et 45 % de celle d’un kilo de fioul.
Plus le bois est humide, plus son pouvoir calorifique diminue. Le bois coupé fraichement contient 40 à 60 % d’eau, c'est pour cela qu'il faut le sécher avant de l’utiliser. Le séchage naturel, qui permet de descendre à 15 - 20 % d’humidité, prend environ deux ans. On peut aussi transformer le bois en charbon de bois , cela double sa capacité calorifique puis améliore ainsi les conditions de son transport. Le bois utilisé comme combustible provient des forêts, des déchets de l’industrie du bois, de la papeterie et des rebuts.
Il y a certaines plantations d’arbres qui sont destinées à produire du bois à brûler contenant un maximum d’énergie (eucalyptus, saule, peuplier…).
Bois et développement durable :
Le bois fait partie des bioénergies.
Il est vrai qu'il est une énergie renouvelable (sous réserve que les prélèvements soient inférieurs à l’accroissement forestier).
C’est le cas en Europe, où les forêts grandissent chaque année depuis un siècle. Effectivement, bruler du bois n’émet pas de gaz à effet de serre : le CO2 émis lors de la combustion est absorbé par les végétaux en croissance, s’intégrant au cycle naturel du carbone.
Les chaudières automatiques, à plaquette ou à granulé, offrent le même degré d’automatisme de confort et de performances que les chaudières modernes gaz ou fioul.
Le combustible est stocké dans un silo, qui remplace la cuve, il est amené à la chaudière par une alimentation automatique (vis sans fin ou un système d’aspiration).
Grâce au système d’allumage automatique, d’amené d’air primaire et secondaire, et des sondes de températures et d’oxygène, les rendements sont élevés (>85%) et la combustion est complète ; ainsi les émissions de polluant, l’encrassement et le taux de cendre sont très réduits. Celles-ci peuvent servir d’engrais naturel dans les champs, les jardins ou les bois…
Le Bois-Energie a de l'avenir :
La Fédération Nationale du Bois reconnaît aujourd'hui la filière bois énergie comme une des composantes essentielles de la filière bois.
Il est dit qu' utiliser le bois énergie de nos jours, c'est conjuguer respect de l'environnement, entretien du territoire et développement économique local. En effet, parmi l'éventail des énergies renouvelables disponibles, le bois énergie a bien des atouts à faire valoir.
Pourquoi utilise-t-on du bois ?
Le bois est utilisé :
- Comme mode de cuisson des aliments (75 % des besoins en énergie dans les pays du tiers-monde) ;
- Comme mode de chauffage : chauffage de l’air ambiant par des cheminées, des poêles ou des foyers fermés (inserts) ou chauffage d’eau dans une chaudière à bois.
- Pour produire de l’électricité. Cette option est surtout utilisée dans les grandes scieries ou papeteries, où les déchets de bois sont abondants.
Sources principales de bois :
C’est une énergie disponible avec 3 sources principales :
1 . Le bois issu de la forêt (1/4 du territoire en France et dans le Rhône, en développement constant et sous-exploitée) ; 2 . Les résidus des entreprises de transformation du bois (la moitié d’un arbre coupé devient des sous-produits dont une part importante reste encore à valoriser) ; 3 . Le bois récupéré, provenant des déchetteries (élagage, emballage, palette, ...) s’il n’est pas souillé (traitement, peinture, ...).
Le bois : une énergie économique
Le bois est une énergie économique car il est jusqu’à 6 fois moins cher que le fioul ou le gaz naturel.
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