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Traitement des Eaux Pluviales par systèmes végétalisés

Pourquoi traiter les Eaux Pluviales ?

Les eaux de pluies rejoignent le milieu récepteur par diverses manières : ruissellement, infiltration, évaporation. En ruisselant, elles se chargent en polluants (matières organiques, sédiments, métaux lourds, hydrocarbures…) provenant de la circulation automobile, des déchets, de la végétation et des animaux. Cette pollution présente des risques pour l’environnement, même en cas de concentrations faibles en polluants. Il est alors nécessaire de mettre en œuvre des techniques permettant de traiter les eaux pluviales avant de les rejeter dans le milieu naturel. 

Comment les traiter ?

Il existe différents dispositifs pour traiter, séquestrer cette pollution.

Les filtres plantés de macrophytes apparaissent comme une des solutions les plus intéressantes et adaptées en tant que maillon de traitement dans la chaîne de gestion des eaux pluviales. D’après l’étude LUTZ, N (2010), cette technologie est une des plus performantes pour :

  • une très bonne rétention des particules,
  • une très bonne biodégradation de la matière organique,
  • et présente parmi les meilleurs abattements en Hydrocarbures et métaux lourds.

C’est aujourd’hui un système performant si l’on considère les moyens mis en place et les résultats obtenus sur des projets réalisés en France.

Il s’agit de dispositifs innovants encore récents qui restent à améliorer et à optimiser pour plus d’efficacité.

Principe du traitement par systèmes végétalisés ?

Le dispositif est placé soit en amont, soit en aval d’un bassin de décantation qui permet de gérer les volumes et les débits de restitution. En effet, outre la diversité et les concentrations variables des polluants à traiter, un des enjeux majeurs est le caractère aléatoire de l’hydraulique et de la pluviométrie qui sont en fait les facteurs limitants pour le dimensionnement des ouvrages.  Le dispositif de traitement est constitué :

  • d’une première zone de prétraitement, qui permet de retenir les macro-déchets (feuilles, canettes, objets, sacs, bouteilles,…) ;
  • d’un filtre étanche comprenant un réseau de drainage, un empilement de couches de substrats de garnissage, de plantations d’hélophytes acceptant des périodes d’ennoiement et des périodes d’à-sec ;
  • de sorties de restitution de l’eau traitée ;
  • d’un dispositif de surverse/bypass permettant de limiter les volumes pouvant passer sur le filtre en fonction du dimensionnement choisi. En effet, un dimensionnement raisonnable ne permet pas de traiter l’intégralité des pluies.

Les principes de traitement mis en œuvre au sein de la filière végétalisée reposent sur des phénomènes :

  • Physiques : sédimentation et filtration (rétention des Matières en Suspension en surface du filtre) ;
  • Chimiques : adsorption et précipitation (Séquestrations des métaux lourds dans un massif filtrant voué à être remplacé une fois saturé) ;
  • Biologiques : dégradation microbienne et assimilation par les plantes (flore bactérienne spécifique pour une action sur les hydrocarbures) ;
  • Rôle des plantes : maintien de la perméabilité, aération et support microbien. 

Des adaptations existent, par exemple en climat Méditerranéen, afin de palier aux longues périodes sans pluies et à la gestion de très fort à-coups hydrauliques. 

La SERPE participe à un suivi sur l’une de ses installations en Climat Méditerranéen depuis près de 2 ans. Les premiers résultats laissent entrevoir de belles perspectives sur le développement de ces filières.

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